EXPOSITION 1.5 Degrees

Cette exposition se situe dans le prolongement des négociations de la COP21 et de la semaine durable de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, en particulier de l’exposition collective Le Méridien Climatique qui regroupa des artistes internationaux engagés tels que Lucy+Jorge Orta, Olafur Eliasson, Art Orienté Objet, le collectif Bac Sac ou encore le regretté Jean-Michel Vilmouth, et qui s’est tenue au centre Panthéon Sorbonne en octobre dernier en ouverture de tous les événements qui allaient accompagner les négociations pour le climat.

 

1.5 Degrees se veut être en résonance avec la COP21, un accord qualifié d’unique dans l’histoire de l’humanité. 1.5 degrés (1.5 degrees) est une image, le chiffre symbolique que l’on retiendra, cette limite sur laquelle les 195 pays ont réussi à s’accorder in extremis à Paris en décembre 2015 pour tenter de fixer l’augmentation de la température de la Terre. Principale mesure de la 21ème Conférence des Parties, de nombreux enjeux, critiques, objectifs sous-jacents, potentialités et initiatives soustendent un tel engagement concernant l’humanité toute entière, son futur, sa survie et celle des espèces qui en dépendent.

 

Le Comité de Pilotage de 1.5 Degrees

 

1.5 Degrees   >>>  11 - 19 FEVRIER 2016

12h - 18h (fermé dimanche - lundi)

JOUR ET NUIT CULTURE

9 place St Michel, 75006 Paris 

Vues de l'exposition "Hybridations"

Dernière photo: avec Kianoush Ramezani, caricaturiste et dessinateur Iranien (à ma droite)


 


J'ai le plaisir de vous inviter au vernissage de ma prochaine exposition personnelle

"Hybridations"

 dans laquelle je présenterai des travaux inédits

le mercredi 8 avril à partir de 18h

au 9 place Saint Michel


/ Association Jour et Nuit Culture / Paris 6ème


L'exposition se visitera ensuite du 9 au 19 avril 2015
(ouvert du jeudi au dimanche 16h - 20h et sur rendez-vous
)

 

Au coeur des métamorphoses...

L'exposition "Hybridations" inclut  la peinture dans le dessin, transite entre la deuxième et la troisième dimension et cherche des ramifications dans l'espace.
Les dessins sont  le ciment de mes réalisations qui mélangent des matières plastiques et naturelles diverses issues d'expérimentations récentes.

J'essaie de parler d'hybridations et de métamorphoses, influencée par le contexte mouvant dans lequel nous vivons et le rapport de l'homme à la nature et de la nature à l'homme, en constante mutation.


HYBRIDATIONS // 9 - 19 AVRIL
Vernissage le 8 avril

Association Jour et Nuit Culture
exposition personnelle
ouverte du jeudi au dimanche / 16h - 20h
au 9 place Saint Michel, Paris 6ème


Atelier situé au 9 place Saint Michel, 5ème étage
Accès: Métro / RER Saint Michel, sortie n°3 "Fontaine"
Faire 5 pas vers la gauche et vous êtes à Jour et Nuit!

Encore plus simple: quand vous êtes face à la fontaine, c'est sur la droite juste derrière.




L'exposition« Hybridations » inclut  la peinture dans le dessin, transite entre la deuxième et la troisième dimension et cherche des ramifications dans l'espace.

Les dessins sont  le ciment de mes réalisations qui mélangent des matières plastiques et naturelles diverses issues d'expérimentations récentes.


Cette exposition présente mes travaux récents réalisés dans la période d'octobre 2014 à mars 2015.

C'est un parcours plus qu'une présentation d'oeuvres, une recherche d'immersion où la mise en lumière souligne l'étrangeté des figures et des matières employées.

Pendant la phase de montage, l'espace d'exposition est devenu un terrain d'expérimentation qui m'a permis de mettre en espace et en lumière mon travail, en dehors de l'atelier et au regard des contraintes techniques et spatiales.

Dans « Extraction - envol », le dessin est présenté comme une surface épousant les angularités spécifiques de l'architecture (notamment la jonction mur – plancher et le coin de mur, à angle droit). Ce dessin - surface est relié à l'espace par des extensions en volume, sortes de ramifications. Le dessin pose l'idée qu'une figure matérialisée en trois dimensions puisse s'en extraire, outrepassant la bi dimension du support et la coupe brutale de la figure par les limites rectangulaires de celui-ci.


L'installation in situ intitulée « Traversée », utilise le contexte spatial d'une cheminée désaffectée pour expulser des arborescences en mutation dont le comportement envahisseur leur confère une présence dramatique dans l'espace, parasitaire. Dans cette pièce le dessin a disparu.

L’alcôve de la cheminée, son matériau (la pierre) et les monticules de terre installés en son sein et tout autour deviennent le lieu de passage de ces ramifications zoomorphes, un lieu de traversée mais aussi de nidification.


L'idée de métamorphose est notamment évoquée par le changement de forme - de la deuxième à la troisième dimension -, et l'hybridation des matières - organiques (branches, cheveux, latex) - et synthétiques (acrylique, textile) -. Mais elle est aussi évoquée par le dessin même et sa perception visuelle qui change selon le point de vue dans l'espace (« Sangue correndo ») ; vu selon un certain angle le dessin trompe la perception de la troisième dimension.

Dans « Use palm oil with love », un orang outan blessé par la cruauté des hommes semble soudain s'humaniser sous la contrainte de la souffrance ; il adopte la posture foetale de nos origines mais aussi du repli sur soi. C'est le premier d'une série intitulée « L'homme est un animal comme les autres », liée au thème de la déforestation et du rapport de l'homme à la nature et jouant sur l'ambiguité des similarités entre le singe et l'homme.



WORK IN PROCESS... happening spontané

Captation et montage vidéo: Valérie Holmeier

 

QUELQUES MOTS DE PRESENTATION

 

Dans la figure de l’arbre j’explore une anatomie possible, par analogie aux tissus organiques; l’arbre est mon repère primaire mais je m’en éloigne.

 Un autre volet de mon travail concerne l'élaboration d'un récit graphique (dessins et texte) intitulé "Oleo en las venas", qui raconte l'histoire d'un artiste Chilien contemporain venu à Paris pour réaliser un rêve de peintre. En cours.

 

Dans la ville de Rio de Janeiro au Brésil, j’ai été frappée par la vue des arbres dont les racines soulevaient les pavés et le goudron des routes pour tenter de s’en extraire.
Rio de Janeiro, Bahia, Minas Gerais. Marquée par le travail de Frans Krajcberg, sculpteur de la déforestation, j’ai travaillé dans ses ateliers et marché dans ses pas en dessinant les arbres sur le motif, dans la proximité de leurs formes organiques.
A mon retour, j’ai poursuivi ma pratique en atelier et je présente aujourd’hui l’arbre comme un « corps » dont la nature reste à définir. L’arbre devient l’objet et le terrain de métamorphoses, donnant naissance à des anatomies possibles.
Mon dessin est en cours d’hybridation, il mêle une expression graphique mixte en noir et blanc, des zones peintes à l’acrylique et des réserves, avec l’inclusion partielle de fourrure synthétique. Au moyen du grand format - à la dimension de mon geste graphique -, je cherche à me rapprocher de la véritable échelle de l’arbre. Les figures traversent le format à l’échelle 1, comme pour chercher des appuis au dehors et s’échapper aussi, ou grandir à l’extérieur ; et certaines s’horizontalisent.

Partie d’un dessin en noir et blanc, la couleur et la peinture sont arrivées après ; en circulant dans la forme comme un corps étranger. En traitant le fond en aplat monochrome, je tente d’« extraire » la figure.


La série intitulée Arvores - Cor (2014) fait référence au mot « cor » en tant que réaction épidermique (excroissance dure de la peau due à un contact ou une pression répétés et située sur le pied, membre en liaison avec la terre), en tant que traduction du portugais du mot « couleur », et en tant qu’homonyme du mot « corps ». Elle fait suite à la série Arvores (2008 - 2013) initiée au Brésil.
L’installation Sangue correndo (2014), réalisée en deux parties (travaillée à la verticale, puis au sol) et présentée sur deux plans (vertical - horizontal), propose plusieurs niveaux de lecture. Elle illustre une façon de ré-enraciner symboliquement l’arbre en ré-établissant un contact physique avec le sol.
Les formes de mon travail évoluent au delà de la deuxième dimension, en écho au mouvement qui les traverse et qui trouve sa dynamique dans l’espace et dans mes gestes.



Morgane Planchais // Atelier 9 place St Michel, Paris 6ème - Association Jour et Nuit Culture (présidente) // www.morgane-planchais.com

Photo Alain Massa
Photo Alain Massa